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Le chef de l’humanitaire de l’ONU appelle aux «mesures décisives et immédiates» pour mettre fin au conflit au Soudan

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Le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Martin Griffiths, a tiré la sonnette d’alarme, ce jeudi 04 janvier, sur le conflit au Soudan qui ne fait que s’aggraver de jour en jour, renforçant les souffrances humaines et amenuisant l’espoir, selon le site d’information de l’ONU.

«Cela ne peut pas continuer», après près de neuf mois de guerre, a-t-il plaidé, ajoutant que, courant 2024, la communauté internationale, en particulier ceux qui ont une influence sur les parties au conflit au Soudan, devraient prendre «des mesures décisives et immédiates pour mettre fin aux combats et sauvegarder les opérations humanitaires destinées à aider des millions de civils».

Il a prévenu que «les mêmes abus horribles qui ont défini cette guerre dans d’autres points chauds (Khartoum, Darfour et Kordofan) sont désormais signalés à Wad Medani», alors que cette dernière ville, capitale de l’État d’Aj Jazirah, constitue une plaque tournante des opérations de secours.

«Les combats qui s’y déroulent, ainsi que le pillage des entrepôts et des fournitures humanitaires, constituent un coup dur pour nos efforts visant à fournir de la nourriture, de l’eau, des soins de santé et d’autres aides essentielles », a précisé Griffiths, condamnant fermement le pillage des fournitures humanitaires qui «compromet» la «capacité à sauver des vies».

D’après ce chef de l’humanitaire, «les récits de violations généralisées des droits humains, notamment de violences sexuelles (…) rappellent que les parties à ce conflit ne respectent toujours pas leurs engagements de protéger les civils», et qu’il «existe de sérieuses inquiétudes quant au respect par les parties du droit international humanitaire».

L’ONU estime à près de 25 millions, le nombre de personnes qui auront besoin d’une aide humanitaire au Soudan en 2024. «Mais la triste réalité est que l’intensification des hostilités met la plupart d’entre elles hors de notre portée. Les livraisons à travers les lignes de conflit sont interrompues. Et même si l’opération d’aide transfrontalière en provenance du Tchad continue de servir de planche de salut pour la population du Darfour, les efforts déployés ailleurs sont de plus en plus menacés», a noté Griffiths

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